Full Contact[FULL CONTACT - RINGO LAM - 1993]

Tout le monde connaît John Woo et Tsui Hark. Mais il y a un autre cinéaste hong-kongais majeur que tout le monde devrait connaître : Ringo Lam. Pourtant, qui peut se vanter de vraiment connaître sa filmographie et d'avoir vu ses films? Moi-même, je n'ai vu que le complètement barré FULL CONTACT avec Chow Yun-Fat ainsi qu'IN HELL (2003) et REPLICANT (2001) avec Jean-Claude Van Damme, qui sont sans aucun doute, d'ailleurs, les deux meilleurs films de ce dernier. Sa renommée est limitée et ses films sont difficilement trouvables. Pourtant, Ringo Lam est l'un des cinéastes hong-kongais les plus importants, ayant apporté au cinéma de l'ancienne colonie une facette subversive, transgressive et nihiliste qu'il n'avait pas forcément avant. FULL CONTACT est bien représentatif de cette démarche de proposer un cinéma subversif et défiant toutes les règles morales établies : c'est un film complètement foutraque, ne s'embarassant jamais de valeurs morales et faisant preuve d'une violence qui n'a d'égale que sa folie furieuse et son inventivité visuelle. Mais les plus grands chefs d'oeuvres du monsieur seraient selon beaucoup de connaisseurs le quasiment introuvable SCHOOL ON FIRE (1988), son PRISON ON FIRE (1987) et CITY ON FIRE (1987), film dont le RESERVOIR DOGS (1992) de Quentin Tarantino est d'ailleurs le remake... Incroyable quand même de penser que les films de Ringo Lam sont tous quasiment introuvables, ou en tout cas, très durs à trouver, alors qu'il a influencé un des cinéastes les plus influentiels de cette génération.
Pour ma part, mon expérience avec les films de Ringo Lam a été pauvre, mais fructueuse : j'ai adoré le peu de films que j'ai vu de lui, et j'espère continuer sur cette lancée. J'ai reçu aujourd'hui LE TEMPLE DU LOTUS ROUGE (1994), qui m'intéréssait de près : voir Ringo Lam aborder le Wu Xia Pian m'intriguait énormément, et voir collaborer deux géants du cinéma hong-kongais, à savoir Lam et Tsui Hark, est une occasion à ne pas rater. De même, j'ai trouvé son très controversé UNDECLARED WAR (1990) chez Asian Star, et je me suis rendu compte que beaucoup de ses films sont en réalité très simples à trouver en France : CITY ON FIRE est toujours problématique, mais les deux PRISON ON FIRE ainsi que LE TEMPLE DU LOTUS ROUGE sont sortis chez HK VIDEO, UNDECLARED WAR et THE VICTIM (1999) sont sortis chez Asian Star... Seuls SCHOOL ON FIRE et quelques autres posent problème, puisqu'il faut les commander directement à Hong Kong. Je pense que c'est un compromis à faire, néanmoins : ses films ont l'air absolument géniaux, et sa vision cinématographique semble fascinante, mise en perspective avec ce qui se faisait à Hong Kong à la même époque. Qu'en pensez-vous?

-ZE RING-

School on fire[SCHOOL ON FIRE - RINGO LAM - 1988]